14 Sep Qui est — ou n’est pas — un bon candidat à l’allongement cosmétique?
L’allongement cosmétique des membres est une intervention chirurgicale majeure et facultative. Toute personne qui souhaite y recourir n’en est pas nécessairement une bonne candidate. Une évaluation approfondie va bien au-delà du simple désir de gagner en taille.
Sur le plan physique, les candidats doivent avoir terminé leur croissance squelettique ou en être très près. Allonger un membre dont les cartilages de croissance sont encore ouverts introduit une part d’imprévisibilité que la plupart des chirurgiens n’accepteront pas dans un but purement cosmétique. La souplesse doit être optimisée avant l’opération afin de permettre le gain de taille, en portant une attention particulière aux fléchisseurs de la hanche, aux quadriceps, aux ischiojambiers et aux gastrocnémiens. Tous les patients doivent commencer un programme préopératoire d’étirements avant l’intervention.
La santé des articulations est également examinée de près. Des problèmes préexistants à la hanche, au genou ou à la cheville peuvent être aggravés par les contraintes supplémentaires liées à l’allongement et par les modifications temporaires de la démarche durant la récupération. Ils doivent donc être repérés et intégrés à la planification, ou pris en charge au préalable.
L’état de santé général joue aussi un rôle. Les affections qui nuisent à la guérison osseuse ou à la circulation — notamment certains troubles métaboliques, un diabète non maîtrisé, le tabagisme ou une maladie vasculaire — peuvent ralentir ou compliquer de façon importante l’allongement et la consolidation. Le chirurgien souhaitera habituellement que ces facteurs soient optimisés ou pris en charge avant d’aller de l’avant.
Au-delà des critères physiques, les aspects psychologiques de la candidature sont tout aussi importants, même s’ils sont souvent sous-estimés par les patients pressés de commencer. Cette chirurgie impose plusieurs mois de mobilité réduite, un programme exigeant de physiothérapie et de la patience pendant un processus lent et parfois inconfortable. Le patient doit nourrir des attentes réalistes quant à l’échéancier et au résultat possible : il s’agit autant d’une question d’état d’esprit que de médecine. De nombreux chirurgiens réputés intègrent un programme structuré de physiothérapie et prennent le temps d’expliquer les répercussions psychologiques d’une incapacité temporaire et d’un soutien social réduit durant la récupération.
En définitive, être un bon candidat ne signifie pas simplement souhaiter l’intervention. Il faut avoir terminé sa croissance, présenter des os et des articulations en santé, jouir d’un bon état de santé général et d’une souplesse adéquate, et aborder le parcours avec des attentes réalistes et une préparation sérieuse. Seule une consultation approfondie en personne, comprenant de l’imagerie et une discussion franche des attentes, permet d’évaluer la candidature de façon fiable.
Cet article est fourni à des fins d’information générale seulement et ne constitue pas un avis médical. L’anatomie, les objectifs et le plan de traitement varient d’une personne à l’autre. Veuillez consulter un chirurgien orthopédiste qualifié afin de déterminer si l’une des interventions décrites ici pourrait vous convenir.