16 Août Vivre avec une inégalité de longueur des membres : options non chirurgicales et chirurgicales
Une inégalité de longueur des membres ne nécessite pas toujours une intervention chirurgicale. L’approche appropriée dépend principalement de l’importance de la différence, de l’âge du patient et de ses répercussions sur la vie quotidienne.
Pour les faibles inégalités, souvent inférieures à environ 2 centimètres, les options non chirurgicales sont généralement essayées en premier. Une compensation dans la chaussure ou une orthèse faite sur mesure peut rééquilibrer le bassin et la mécanique de la marche sans intervention. La physiothérapie peut également corriger certaines habitudes posturales compensatoires et renforcer les muscles stabilisateurs, en particulier ceux des hanches et du tronc, qui subissent souvent des contraintes supplémentaires lorsqu’une jambe est plus courte que l’autre.
Lorsque l’inégalité est plus importante ou qu’une compensation devient difficile à intégrer à la chaussure — pensons, par exemple, à une compensation de deux pouces — des options chirurgicales peuvent être envisagées. Chez l’enfant en croissance, une technique appelée croissance guidée peut ralentir le cartilage de croissance de la jambe la plus longue, donnant ainsi à la jambe la plus courte le temps de combler progressivement l’écart. Il s’agit d’une intervention beaucoup moins importante qu’un allongement complet, qui convient surtout lorsqu’il reste une croissance suffisante pour produire la correction recherchée.
Chez l’adulte, ou chez l’enfant qui présente une inégalité plus marquée, l’allongement chirurgical du membre devient l’option principale. Cette intervention repose sur l’ostéogenèse par distraction : l’os est sectionné, un clou d’allongement interne est mis en place, puis l’os est progressivement allongé pendant plusieurs semaines jusqu’à ce que l’inégalité soit corrigée.
Dans certains cas, il est aussi possible de raccourcir la jambe la plus longue. Le raccourcissement est toutefois beaucoup plus exigeant pour les muscles et la récupération du patient que l’allongement. L’allongement de la jambe la plus courte est donc généralement privilégié, puisque le raccourcissement implique de sacrifier une longueur d’os sain et une partie de la force du côté non atteint.
La bonne approche est rarement évidente à première vue. Une différence de 1,5 centimètre chez un enfant de huit ans en pleine croissance se prend en charge de façon très différente de la même différence chez une personne de 40 ans qui éprouve une douleur à la hanche. C’est pourquoi une évaluation complète, comprenant de l’imagerie et une discussion des objectifs à long terme avec un spécialiste de ce domaine, doit précéder toute décision thérapeutique.
Cet article est fourni à des fins d’information générale seulement et ne constitue pas un avis médical. L’anatomie, les objectifs et le plan de traitement varient d’une personne à l’autre. Veuillez consulter un chirurgien orthopédiste qualifié afin de déterminer si l’une des interventions décrites ici pourrait vous convenir.